26.09.2009

Sur tes lèvres

Ca faisait plusieurs semaines qu’on se tournait autour. Ce soir-là, il fallait au moins la table basse entre nous pour m’empêcher de te sauter dessus. Je meublais le silence pour ne pas m’attarder sur tes lèvres, je parlais broutilles pour ne pas entendre ta voix rauque qui caressait mes fantasmes.

« La chair est faible », disait ma vieille tante.

Après une bonne heure, je me suis approchée de toi et j’ai dit « Ecoute, il faut que je te dise un truc. Depuis la dernière fois, j’ai une envie folle de t’embrasser ». Après le premier instant de surprise, tu as souri, gêné « Et bien, embrassons-nous, alors ! » Tu t’es levé et nous nous sommes roulés une pelle mémorable. On a passé de longues minutes dans la bouche l’un de l’autre, dans des positions improbables et passionnées. Je ne me lassais pas de te goûter. Trop d’hommes embrassent timidement et moi, j’adore quand les langues se font l’amour avant les corps. Tu as dit que tu pourrais m’embrasser pendant des heures.

Et puis, tu m’as allongée, tu as retiré mon bas de pyjama, relevé mes cuisses, et tu m’as bouffé la chatte.

30.01.2009

Printemps précoce

Un suc poisseux enrobe mon bourgeon. J'ai des pulsions sexuelles de mec. Mon printemps est déjà là ou alors je n'ai pas vu l'hiver.

Une main d'homme dénude mon corps tremblant d'excitation. Mes muqueuses se gorgent et s'érectilisent. Mes orifices se préparent à recevoir l'offrande suprême.

Dans ma bouche émue, sa queue joyeuse que je tète, les yeux fermés. Dans ma main qui s'est glissé sous ses fesses, ses couilles soyeuses que je soupèse délicatement. "Lèche moi les couilles", ordonne-t-il. Quelle bonne idée, j'obéis.

Elles roulent sous mes coups de langue et je les embrasse, reconnaissante, tandis qu'il me regarde, un sourire sur les lèvres.

Je m'assieds au-dessus de son visage, je ne bouge plus, les yeux fermés il me hume, sa langue s'immisce dans mes replis de chair, me lèche. Je défaille un instant, mes jambes faiblissent, et bientôt, en appui sur les mains, c'est ma chatte qui vient à la rencontre de sa bouche. Je badigeonne son front, son nez, sa bouche de mes sécrétions de femme. Il se lèche les lèvres, je lui suce la langue. Je m'assieds sur son pieu de chair, contracte mon vagin, je le sens dans ma chaleur.

Je le baise pendant des heures, c'est encore l'hiver mais dans la chambre sombre, c'est moiteur tropicale. Les draps portent nos odeurs, mes cheveux sont collés sur ma nuque, mon corps glissant entre ses mains. Sur le ventre, une jambe relevée, je lui offre le choix, le morceau de roi. Il est en moi à angle droit, l'angle de pénétration est parfait, la jouissance fulgurante. Sa queue palpite et se vide en moi à grandes giclées.

 

14.01.2009

T'es vicieux mais moi aussi

Il se penchait régulièrement entre nous pour nous montrer quelque chose sur l’écran. A travers le tissu du costume, je sentais une douce tiédeur contre mon bras droit.

Il m’a fallu de longs instants pour réaliser que c’était le renflement de sa queue qui caressait ainsi mon bras. J’ai eu un coup de chaud, j’étais très troublée. Ensuite, j’ai guetté et savouré chaque frôlement. Je ne bougeais pas mon bras, au contraire, je me penchais un peu plus dans sa direction pour que la pression soit plus forte et que se nourrisse mon imagination. Je regardais ses bras, je devinais son ventre sous la chemise. Je me demandais s'il se rendait compte qu'il frottait son sexe contre moi. Plus tard, il  collé sa cuisse contre mon bras, de plus en plus souvent. Ca m'a rendue dingue. Je jetais des coups d'oeil vers la droite et je fixais la bosse, à portée de main. Une envie folle de la mouler au creux de ma paume. J'ai dû sortir de la pièce.

Plus tard, il a posé sa main sur le bureau. Une main couleur chocolat, longue et fine, une magnifique main d’homme. Je me suis retenue de la saisir et de la caresser, d’en suivre les nombreux sillons noirs et de la prendre en photo. Les mains d'homme m'émeuvent toujours.

Il a un petit cul magnifique aussi, l’ex footballeur de 3ème division et moi, j’ai une envie folle de baiser, ces jours-ci.

10.10.2008

Ventre à taire ?

Depuis hier après-midi, j’ai une envie de sexe qui me tord le ventre.

C’est une sensation agréable, je trouve, de travailler en pensant au sexe et d'avoir ce sourire énigmatique sur les lèvres. J'adore lire des blogs de cul au boulot.

 

J’ai essayé de trouver la raison de ce brutal réveil de mon corps. Sans doute un sursaut de vie après la tristesse des derniers jours. Et aussi une conversation avec un ami, avant-hier, essentiellement axée sur le cul et qui n’a pas émoustillé que moi (le pauvre !). Il s'est amusé de me voir dévorer tous les mâles baisables passant à portée de main.

 

Hier, de la musique à rouler par terre, une main qui ébouriffe des cheveux d’homme, et un peu d'alcool ont achevé de me mettre dans tous mes états. Il fallait trouver un exutoire.

Je me suis branlée et j’ai dormi jusqu’au bout de la nuit, enfin.

21.07.2008

F. comme fantasme

 Je ne t'ai jamais touché. Ni embrassé, ni même respiré.

Pourtant, depuis plusieurs jours, le désir de toi est là, intense, prenant, presque douloureux. Il a suffi de cette photo de toi pour que je rêve de caresser la bosse de ton biceps, de le mordiller doucement. Que je devine ton torse large, ta pilosité discrète, ta puissance.

Elle m'a excitée et fichu la trouille, cette photo. Elle a réveillé cette tension dans mon ventre que je ressens depuis l'instant ou tu as posé les yeux sur moi. Quand je te regarde, je rêve d'heures passées à faire l'amour. Comme avec Malik. Qu'est ce que c'était bon ! Il m'a aimée comme aucun homme ne l'avait fait. Il me posait sur des coussins et me regardait. Il m'a appris à retarder la pénétration, à savourer l'attente, à monter et à se poser sur une branche ensemble. Je l'ai fait crier, ça n'était jamais arrivé auparavant. Et moi, je n'ai jamais joui comme avec lui.

Je suis une instinctive, j’ai reconnu le mâle en toi. Je sais, et toi aussi tu le sais, que si nos bouches se goûtaient, ce serait un ravissement inouï. Je n'ai pas aimé un homme, pas ressenti le frisson ultime dans des bras d'homme depuis 5 ans. 

 C'est drôle la vie, quand même. Aujourd'hui que je suis si bien dans mon corps, dans ma tête et dans mon cœur, que j'aime le sexe pour ce qu'il est et pas la promesse d'un lendemain, les occasions se font rare. Mais toi, si un jour nous nous retrouvons seuls, je ne vais pas te rater.

 

09.05.2008

Parfum de luxure

Hier, dans les rues et sous le soleil ardent, nous nous sommes chauffés pendant des heures. A la terrasse d’un café, ta main d’abord sage sur ma cuisse s’est glissé dans l’ouverture de ma robe. Je sentais ta paume chaude à quelques centimètres de ma chatte. Il y avait trop de monde autour et en face de nous pour que tu puisses pousser l’exploration. J’en mourais d’envie pourtant et ton pantalon blanc ne cachait rien de ton désir de moi. Tu m’as dit que je te faisais bander, et la dame qui mangeait sa glace derrière nous a sursauté. Quand nous nous sommes levés à la recherche d’un restaurant, j’ai senti que mes cuisses étaient mouillées.

Arrivés chez toi, nous avons baisé pendant des heures. Quand nous avons quitté le lit, la nuit était tombée. C'était tendre et passionné. J’ai joui plusieurs fois, enivrée par l’odeur de tes aisselles que je respirais, sous toi. J'aime l'odeur de ton corps. Quand je t’ai chevauché, m’empalant sur ta queue si dure que je sentais tout au fond de mon vagin, j’ai eu de longs soubresauts, et puis tu as dit « Retire-toi, je vais jouir ». Ton sperme tiède a coulé sur ma main qui empoignait ta queue. J'ai léché ma paume et mes doigts en te regardant dans les yeux, ton sperme éait délicieux. Je n'avais pas goûté la semence d'un homme depuis bien longtemps. Bientôt, je te laisserai jouir au fond de ma gorge et je te boirai.

Ce matin, j’ai mouillé en repensant à notre nuit. Il y a quelques minutes, aux toilettes, j’ai plongé le nez dans ma culotte. J'ai respiré longtemps, les yeux fermés, la flaque encore humide de nos odeurs mélangées qui tapisse mon boxer. J'ai l'impression de sentir le sexe à des centaines de mètres. Et depuis que j'ai lu sur le blog d'un libertin, à l'odorat développé, qu'il détectait souvent l'odeur intime des femmes, je me demande si mes collègues masculins ont senti quoi que ce soit ...