21.07.2008

Je pense donc je jouis

Un soir, dans l'appartement triste de mon amie, mon corps se tordait de l'envie de toi. C'était douloureux, vraiment. J'ai essayé de me branler mais je ne supportais pas de sentir mes mains entre mes cuisses alors que je rêvais des tiennes et de ton souffle. Je me suis trouvé pathétique. J'ai même pleuré. Le sexe occupait toutes mes pensées, je m'endormais en pensant à toi, je me réveillais le ventre froid. J'étais passée en quelque mois d'une planche de bois à un volcan de désir et je ne comprenais pas ce qui m'arrivait. Je le haissais de m'avoir si mal aimée et je t'adorais pour m'avoir fait renaître femme.

Mon sexe maintenant était mouillé. Alors, j'ai été chienne. Je me suis mise à quatre pattes sur le lit. C'était l'hiver, il faisait froid mais moi j'avais chaud en t'imaginant derrière moi, en train de me regarder et de dire que tu adorais mon cul. Je me suis cambrée et j'ai fermé les yeux. Et j'ai senti ton souffle sur ma vulve. C'était incroyable, ta langue se glissait dans ma fente, je te sentais respirer entre mes fesses. Alors je les ai tendues encore plus et j'ai mis ma tête entre mes mains. Ca a duré plusieurs minutes, je ne pensais qu'à toi, j'imaginais ton corps nu, ta peau si douce, ton haleine de tabac et d'alcool, ta voix rauque et étranglée par l'émotion, ta queue si douce que je suçais jusqu'à en avoir mal aux lèvres. Et l'orgasme m'a submergée d'un coup, violemment. J'ai joui de toi alors que tu étais à des kilomètres. C'était tellement incroyable que j'ai eu du mal moi-même à croire à ce qui m'arrivait.

Et la semaine dernière, j'ai lu "Le traité des caresses". Et j'ai compris. Comme tu me manques ...

F. comme fantasme

 Je ne t'ai jamais touché. Ni embrassé, ni même respiré.

Pourtant, depuis plusieurs jours, le désir de toi est là, intense, prenant, presque douloureux. Il a suffi de cette photo de toi pour que je rêve de caresser la bosse de ton biceps, de le mordiller doucement. Que je devine ton torse large, ta pilosité discrète, ta puissance.

Elle m'a excitée et fichu la trouille, cette photo. Elle a réveillé cette tension dans mon ventre que je ressens depuis l'instant ou tu as posé les yeux sur moi. Quand je te regarde, je rêve d'heures passées à faire l'amour. Comme avec Malik. Qu'est ce que c'était bon ! Il m'a aimée comme aucun homme ne l'avait fait. Il me posait sur des coussins et me regardait. Il m'a appris à retarder la pénétration, à savourer l'attente, à monter et à se poser sur une branche ensemble. Je l'ai fait crier, ça n'était jamais arrivé auparavant. Et moi, je n'ai jamais joui comme avec lui.

Je suis une instinctive, j’ai reconnu le mâle en toi. Je sais, et toi aussi tu le sais, que si nos bouches se goûtaient, ce serait un ravissement inouï. Je n'ai pas aimé un homme, pas ressenti le frisson ultime dans des bras d'homme depuis 5 ans. 

 C'est drôle la vie, quand même. Aujourd'hui que je suis si bien dans mon corps, dans ma tête et dans mon cœur, que j'aime le sexe pour ce qu'il est et pas la promesse d'un lendemain, les occasions se font rare. Mais toi, si un jour nous nous retrouvons seuls, je ne vais pas te rater.

 

09.05.2008

Parfum de luxure

Hier, dans les rues et sous le soleil ardent, nous nous sommes chauffés pendant des heures. A la terrasse d’un café, ta main d’abord sage sur ma cuisse s’est glissé dans l’ouverture de ma robe. Je sentais ta paume chaude à quelques centimètres de ma chatte. Il y avait trop de monde autour et en face de nous pour que tu puisses pousser l’exploration. J’en mourais d’envie pourtant et ton pantalon blanc ne cachait rien de ton désir de moi. Tu m’as dit que je te faisais bander, et la dame qui mangeait sa glace derrière nous a sursauté. Quand nous nous sommes levés à la recherche d’un restaurant, j’ai senti que mes cuisses étaient mouillées.

Arrivés chez toi, nous avons baisé pendant des heures. Quand nous avons quitté le lit, la nuit était tombée. C'était tendre et passionné. J’ai joui plusieurs fois, enivrée par l’odeur de tes aisselles que je respirais, sous toi. J'aime l'odeur de ton corps. Quand je t’ai chevauché, m’empalant sur ta queue si dure que je sentais tout au fond de mon vagin, j’ai eu de longs soubresauts, et puis tu as dit « Retire-toi, je vais jouir ». Ton sperme tiède a coulé sur ma main qui empoignait ta queue. J'ai léché ma paume et mes doigts en te regardant dans les yeux, ton sperme éait délicieux. Je n'avais pas goûté la semence d'un homme depuis bien longtemps. Bientôt, je te laisserai jouir au fond de ma gorge et je te boirai.

Ce matin, j’ai mouillé en repensant à notre nuit. Il y a quelques minutes, aux toilettes, j’ai plongé le nez dans ma culotte. J'ai respiré longtemps, les yeux fermés, la flaque encore humide de nos odeurs mélangées qui tapisse mon boxer. J'ai l'impression de sentir le sexe à des centaines de mètres. Et depuis que j'ai lu sur le blog d'un libertin, à l'odorat développé, qu'il détectait souvent l'odeur intime des femmes, je me demande si mes collègues masculins ont senti quoi que ce soit ...