21.12.2008

After the dance

Je marchais doucement à côté de toi, les membres lourds des jouissances que nous avions partagées. Mes jambes flageolaient, j'ai soupiré "je flotte", ça t'a fait rire, j'étais fébrile, les cheveux en bataille, pas maquillée, et malgré cette nuit sans sommeil, je respirais le bonheur. 

De retour chez toi, je me suis glissée sous la couette, j'ai respiré l'oreiller sur lequel tu avais dormi, sur lequel je t'avais fait l'amour, et j'ai fermé les yeux, le nez dans ton odeur. Tu sens tellement bon. Sur le drap, une tache de ton sperme qui a coulé quand je t'ai branlé contre mes seins. J'ai respiré les traces de ta jouissance, elle était encore humide, elle aussi.

 

Cette nuit fut à la hauteur de nos promesses silencieuses. Tu as parlé en me faisant l'amour, je ne t'ai pas dit à quel point j'aimais ça, les mots qui en rajoutent au plaisir, moi je n'ai pas parlé ou à peine, c'est mon corps qui s'est exprimé, de bruit et de fureur.

Il est tellement juste ce mot, pour décrire la folie qui s'est emparée de mon corps en te voyant sous moi, les yeux exorbités de surprise. Oui, j'étais furieuse, de ces mois à te rêver, de ces nuits sans une peau à respirer et caresser et j'ai libéré ma frustration, enfin, en m'empalant sur toi cette nuit et ce matin. Plusieurs fois, je t'ai baisé avec toute la colère et le désespoir de mon corps qui a faim d'homme.