31.08.2008
Ce soir, j'embrasse pas !
Deux malheurs peuvent s'abattre sur la femme qui se réjouit d'une nuit d'amour à venir : ses règles et ... l'apparition d'un bouton de fièvre.
Hier, j'allais retrouver mon amant le coeur moins léger que je ne l'aurais eu sans ce disgracieux bourgeon sur ma lèvre. Je me sentais moche, défigurée même, et j'allais être, de surcroît, privée non seulement de baisers mais surtout de la seule friandise que je m'autorise à volonté : sa queue. Je me sentais aussi frustrée que si j'avais repéré une superbe côte de boeuf sur le menu d'un restaurant gastronomique et qu'à peine installés, le serveur m'avait annoncé : "Désolés, à cette heure-ci, nous ne servons plus que des sandwichs".
J'ai donc prévenu mon doux amant d'office. Pas de bisous. C'était bizarre et ça m'a dérangée plus que je ne l'aurais imaginé. J'aime quand les souffles se mêlent, quand je parle dans sa bouche. Surtout que comme moi, il adore embrasser. J'ai dû réfréner les élans qui me poussaient naturelllement vers ses lèvres. Le soir venu, il s'est endormi dès les premières minutes du film que nous avions loué. Mais au matin ...
Au matin, il a commencé à embrasser mon dos et mes épaules. Je me suis tournée vers lui à demi, il a attrapé mon téton droit entre ses lèvres et l'a agacé délicieusement pendant quelques minutes. Le désir qui me submergeait -je suis "du matin", comme on dit - m'a fait me mettre complètement sur le dos et il s'est couché sur moi. J'ai d'abord gardé les jambes serrées, je sentais son sexe dur contre mon pubis et sa bouche léchait et mordillait mes tétons en alternance. Il commence à savoir comment j'aime qu'on les stimule. J'ai lentement écarté les cuisses, comme un réflexe naturel, et j'ai senti son caleçon qui se mouillait de mon ruissellement. Il s'est frotté entre mes cuisses, lentement, son sexe était très dur, ça me faisait même presque mal. Il est descendu le long de mon corps, tout en embrassant mon ventre, mes bras, ma toison et puis d'un coup, il a plongé son visage dans mon ruisseau. Il m'a léchée longtemps et semblait s'enivrer de mes odeurs de femme au saut du lit. Je bougeais mon bassin en rythme avec les vagues de désir qui roulaient dans mon ventre. C'est fou comme je suis plus alanguie le matin ! C'est vraiment différent et si bon. Quand il a saisi mon bourgeon entre ses lèvres, le suçant et le léchant à tour de rôle, j'ai joui assez vite. Alors, il a arraché son caleçon et s'est enfoncé dans ma chatte mouillée et chaude. D'abord quelques coups en missionaire et puis, il a attrapé ma jambe et l'a posée sur son épaule. Il sait que j'aime cet angle ou la pénétration est profonde. Je sens alors sa queue tout au fond de moi. J'ai joui, j'étais terriblement excitée et il m'a fait basculer sur le côté, les jambes en ciseau enserrées autour de sa taille. Faire l'amour avec lui devient vraiment bon, je commence à me lâcher, à lui demander des choses, à parler. Ce matin, je lui ai dit que j'adorais sa queue et son odeur. Il était très excité lui aussi, et puis, il faisait chaud et nos corps dégageaient des odeurs animales. Il a glissé sur la moquette et m'a fait m'agenouiller au bord du lit pour me prendre en levrette. Au début, son érection n'était pas très forte et puis, il m'a bien coincée contre le rebord du lit et ses coups de boutoir me clouaient. L'imaginer en train de regarder mon cul généreux et sa queue glisser dans ma chatte m'excitait. Il a dû le sentir parce qu'il a commencé à me claquer doucement les fesses. J'ai encore joui, le cul tendu vers lui. Je crois qu'à ce moment là, s'il avait tenté la sodomie, je l'aurais laissé faire. Tout est une question de moment, en fait.
Nous sommes remontés sur le lit. Il m'a remise sur le dos et s'est mis à genoux, me faisant glisser sur son sexe, empalée. C'était doux, je sentais son gland à l'entrée de mon vagin, j'étais bien. Je lui ai dit que j'aurais voulu le sucer, que j'adorais ça. Il s'est penché vers moi et tout en bougeant dans mon ventre, il a léché mes seins. Une tornade de plaisir. "Qu'est ce qu'ils sont durs", il a dit en les palpant. A un moment, j'ai senti qu'il ne redevenait mou à l'intérieur de moi. Il m'a expliqué ensuite que la position, à la longue, lui avait coupé la circulation et donc l'érection. Il m'a fait assoir sur lui, je sentais sa queue frotter mon point G, c'était trop sensible, je lui ai dit mais il a répondu "non, c'est bon" et on a continué et j'ai joui en criant comme un animal. C'est la seule position qui me fasse cet effet-là. A ce moment là, j'ai un peu perdu la tête, j'ai supplié "défonce-moi" et j'ai eu peur de le choquer mais visiblement non puisque très vite, il m'a reprise en missionnaire, s'est enfoncé doucement jusqu'à buter au fond de moi, une fois, deux fois, puis il est ressorti de moi et s'est branlé en giclant sur mon ventre.
Plus tard, lorsqu'il m'a déposée au RER, je lui ai glissé, fixant ouvertement le renflement de son pantalon blanc : "La prochaine fois, je te fais ta fête". Je sens que je vais reprendre le RER dès cette semaine.
23:48 Publié dans Quand je baise | Lien permanent | Commentaires (12) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note




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Commentaires
J'ai savouré tous les épisodes de ce récit mais la chute m'a laissé sur ma faim : il m'est désagréable de me retirer pour jouir. Il l'a fait parce que tu étais féconde ? Dans cette situation je préfère me passer d'éjaculation. À vrai dire, aucune femme ne m'a jamais demandé d'arroser son ventre...
Ecrit par : Julien Lem | 01.09.2008
@ Bourgeon » J'ai passé dernièrement la nuit avec une ex (une « ex-ex », devrais-je désormais dire) qui avait ses règles et c'était « le mauvais jour », disait-elle. Ça ne me dérange pas spécialement de faire l'amour avec une femme qui a ses règles, hormis qu'il faut prendre quelques précautions pour ne pas ruiner les draps, et que j'évite le cunnilingus (sur ce sujet, il y aurait à dire : je connais des hommes que ça ne gêne pas, je connais des femmes que ça dégoûte. Me concernant, j'évite, mais j'ai quelques fois pratiqué sans souci, en début ou fin de règles). C'était terriblement frustrant pour elle et pour moi, on s'en doute.
@ Julien » Certaines femmes apprécient de se faire « arroser » ; sans doute parce que le plaisir de l'autre devient ainsi littéralement « palpable » ! Je ne parle pas de la pratique de l'éjaculation faciale, qui me paraît un mauvais fantasme porno, même si très probablement on trouvera des femmes à qui ça plaît vraiment, pour moi ça ressemble plutôt à une sordide pratique d'humiliation (« je te crache au visage »). À bien y réfléchir, il n'y a pourtant pas beaucoup de différence, encore une question de sensibilité. À quelques occasions, j'ai éjaculé sur le dos de ma partenaire (après une levrette, donc) et j'ai trouvé le résultat visuel très excitant, ces giclées de sperme sur le dos (c'est beau, un dos !). Ça m'est arrivé aussi quand je n'arrivais pas à jouir avec ma partenaire (se laisser aller à l'orgasme, un grand sujet de discussion encore) : alors je me branlais seul face à elle, tout en la caressant parce que ça m'excite, pour finir par jouir sur elle. C'est un pis-aller. Un orgasme est toujours un don vers l'autre, et un don « externe » me paraît moins précieux qu'un don « interne ».
Ecrit par : Comme une image | 01.09.2008
@ Julien,
Oui, en effet, je ne prends pas de contraception.
Enfin je n'étais pas en période risquée mais quand même, je joue un peu avec le feu et j'aimerais pas qu'il me brûle...
Je ne prends jamais ce genre de risques mais il ne supporte pas la capote ...
En dehors de ça, de toute façon, j'aime bien qu'un homme éjacule sur mon corps. J'aime vraiment ça en fait.
@ CUI,
Pour le cuni pendant les règles, je fais partie de celles que ça dégoûte ! J'aurais trop honte ! J'évite de toute façon le sexe à ce moment-là, je suis pourtant très sensible et vite excitée, sans doute le parfum d'interdit, mais pas à l'aise.
En revanche, j'ai eu un amant qui annnulait systématiquement nos RDV si j'avais mes règles et pour le coup, je trouvais ça assez humiliant pour moi. Il disait que ça le frustrerait trop mais j'avais l'impression d'être inutilisable, comme un objet.
J'imagine votre frustration à toi et ton ex-ex; elle devait être au moins égale à la mienne.
Je trouve beaucoup de différence entre éjaculer sur un corps et un visage. Le visage, ça me donne la même sensation d'humiliation qu'à toi. D'ailleurs, seul un homme qui n'était pas amoureux de moi me l'a demandé.
Le don interne préférable au don externe, sans doute, ... de toute façon, je ne fais l'amour quasiment qu'avec préservatif depuis des années, donc ça ne fait pas vraiment de différence pour moi.
Ecrit par : Bourgeon | 01.09.2008
Je pense que si une femme me demandait d'éjaculer sur elle j'aurais plaisir à le faire. Ce n'est pas encore arrivé. Par contre toutes aiment goûter mon sperme et je ne les en prive pas. Sauf qu'en ce moment j'expérimente les orgasmes à répétition, autrement dit l'orgasme sans éjaculation - qui peut être "homologué" par une fellatrice.
Dans tous les cas il me serait impossible de répondre au désir d'une femme quidemande à être frappée ou humiliée. Attachée, oui, why not, c'est le fun, mais j'aime encore plus être dominé !
Ecrit par : Julien Lem | 02.09.2008
@ Julien Lem,
J'ai beaucoup aimé tes petits jeux de foulard, j'ai un souvenir ému d'un jeu de ce genre, sensoriellement très troublant, mais nous étions beaucoup trop jeunes à l'époque, ça manquait d'érotisme.
Depuis, je rêve de revivre ça avec un homme complice (ceci n'est pas une invitation...) mais le dernier à qui je l'ai proposé a refusé. Je crois qu'il a eu peur.
Ecrit par : Bourgeon | 03.09.2008
@ Bourgeon » De même qu'il y a des hommes qui prétendent déceler la simulation chez leur partenaire féminin, il y a des femmes qui prétendent sentir le sperme de leur amant lorsqu'ils éjaculent en elles (sans préservatif). Ça me paraît un peu incroyable mais pourquoi pas (en revanche, qu'elles sentent les contractions péniennes, probablement, comme l'on sent parfois les contractions vaginales).
J'ai fait une fois l'amour avec une amante qui n'avait pas de limite (en tout cas plus reculées que les miennes, je ne les ai pas atteintes !) un jour où elle avait ses règles. J'ai souvenir d'une après-midi de baise vraiment animale, sauvage, où toutes nos substances s'étaient mêlées : sang, sperme, sueur, merde - je l'avais enculée aussi.
Dit comme ça, ça n'est pas très ragoutant, mais dans le déchaînement de l'instant, ça ne nous posait pas question et 8 ans plus tard j'en garde le souvenir très vif.
Nous avons ruiné la chambre d'hôtel théâtre de notre orgie :-)
J'en ai fait une petite note clin d'œil :
http://cui.burp.fr/2006/06/03/prenez-et-buvez-en-tous/
@ Julien » Pour ceux qui n'ont pas une orientation BDSM marquée, je pense qu'il est toujours possible de passer d'un côté ou de l'autre (i.e. soumission ou domination « légères »). Évidemment, si ton penchant à toi est plutôt côté soumission, c'est probablement plus difficile pour toi de te projeter dans une situation où l'on te demander humiliation. Pour moi qui suis plutôt côté dominant, j'ai malgré tout du mal à aller vers des pratiques « humiliantes » parce que j'ai tendance à (peut-être trop) respecter ma partenaire ; j'ai besoin de sentir qu'elle a envie de quelque chose avant de le lui faire (j'aime bien être sauvage avec ma partenaire mais je veux qu'elle me le demande !).
Est-ce que tu aimes être attaché, aussi ?
(Ahhh ! j'adore discuter ici ça me met dans un état incroyable et totalement contre-productif au bureau :-)
Ecrit par : Comme une image | 03.09.2008
> Est-ce que tu aimes être attaché, aussi ?
Ça ne m'a jamais été proposé, je ne l'ai jamais demandé, mais ça ne me déplairait pas.
Mais parfois l'immobilité qui m'était demandée par Iliane-Patricia (et qui pouvait durer des heures) ressemblait beaucoup à un ligotage.
> j'adore discuter ici ça me met dans un état incroyable et totalement contre-productif au bureau
Et moi donc... Je suis dans un séminaire professionnel hébergé chez des bonnes soeurs ! ;-)
Ecrit par : Julien Lem | 03.09.2008
@ Bourgeon :
> Depuis, je rêve de revivre ça avec un homme complice (ceci n'est pas une invitation...)
Je note quand même, au chapitre des rêves. :-)
> mais le dernier à qui je l'ai proposé à refusé. Je crois qu'il a eu peur.
C'est curieux que ça éveille de la peur. Ou alors peut-être chez une personne qui a subi de la violence (par exemple dans son enfance) ?
Ecrit par : Julien Lem | 03.09.2008
@ Julien,
Je crois qu'il avait peur d'être à ma merci. Je lui ai proposé de le faire sur moi, mais ça ne l'a pas branché non plus. Dommage ...
Ecrit par : Bourgeon | 04.09.2008
@ Julien,
Hébergé chez des bonnes soeurs ??
... et toi qui cherchait à te faire une croyante dans une église ! Dieu t'a entendu, mon fils !
Ecrit par : Bourgeon | 04.09.2008
Hélas, elles sont vêtues "normalement", ce qui efface tout fantasme...
Ecrit par : Julien Lem | 04.09.2008
Je viens un instant - au souvenir d'une photo de moi - de m'imaginer en bonne soeur revue et corrigée .... dommage qu'on ne m'invite plus dans des soirées déguisées :(
Ecrit par : Bourgeon | 04.09.2008
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