01.05.2008
Eteins mon feu
Grand, brun, sportif, de beaux yeux verts-noisette, je t’ai remarqué tout de suite. 2 jours plus tard, nous sommes dans un hall d’hôtel. Ton ami, sur le canapé face à nous, pique du nez. Nous discutons de balivernes mais nos regards pleins de gourmandise trahissent notre envie de nous toucher. Je chuchote dans sa direction « Vas te coucher » et ça te fait rire. Quelques instants plus tard, comme s’il m’avait entendue, il se redresse et nous souhaite bonne nuit. Il n’a pas atteint le haut des marches que tu m’as déjà embrassée.
Nos langues se goûtent, doucement d’abord, puis nous nous serrons l’un contre l’autre. Tu m’embrasses dans le cou, ça me fait frémir. Je pose ma main sur ta nuque et remonte dans tes cheveux coupés ras. A 10 mètres de nous, sur la droite, le gardien de nuit, de biais, regarde la télé. Bientôt, il ne peut plus ignorer les bruits de baisers mouillés et les soupirs et se retourne brièvement. Tu te penches et tire doucement sur mon cache-cœur pour en libérer mon sein gauche. Mon téton brun est dressé. J’ai passé la main sous ta chemise en lin et caresse ton dos. Tu suces doucement mes seins, en alternance. Tu glisses entre mes jambes, à genoux, et embrasse mon pubis à travers le pantalon de lin. D’où je suis, je sens l’odeur entêtante de ma chatte. Mon pantalon est serré, tu n’arrives pas à le baisser et je t’en décourage, le gardien est là à quelques mètres, alors tu te contentes de passer tes doigts, à travers le tissu, sur le renflement de mes lèvres gonflées par le désir. Tu as baissé ma braguette et effleure de ton souffle chaud la naissance de ma toison. Tu te relèves et t’allonge sur moi, sur le canapé. Je sens la dureté de ton sexe sur mon clitoris. Sur le côté, des ombres montent les escaliers. « Je ne veux pas qu’on nous voie », dis-je. On essaie de se calmer quelques minutes mais très vite, nous recommençons à nous caresser. J’ai une envie folle de ta main dans ma culotte, d'enduire ta main de mon désir de toi. Comment faire ? Il y a un homme dans ma chambre et une femme dans la tienne. Nous profitons que le gardien tourne le dos quelques instants pour piquer une clé.
Chambre 205. J’enlève mes chaussures et me retrouve contre toi. Enfin, nous allons nous respirer, boire nos jus et jouir ensemble. En m’embrassant, tu m’entraînes vers le lit et me fais tomber en arrière sous ton poids. Tu enlèves mon top et défais patiemment les agrafes de mon soutien-gorge. Mes seins lourds sont enfin libres et jaillissent, dressés et arrogants. Tu les empoignes et passe la langue sur leur pointe. Je chuchote à ton oreille « Mord les doucement ». Tu t’exécutes et ça me rend dingue. Je me débarrasse rapidement de mon pantalon. Me voilà en string, allongée sous toi.
Tu écartes la fine bande de tissu et lèche ma chatte mouillée, en gémissant. Tes lèvres tètent mon clitoris et ta langue glisse entre mes lèvres, avant que tu les écartes de tes mains et lape l’entrée gonflée et rougeoyante de mon vagin. Tu remontes vers moi, m’embrasses et dans ta bouche, je sens mon parfum le plus intime. Je m’en délecte et t’embrasse longtemps, goulûment, ma langue glisse entre tes lèvres pour lécher le suc de mon vagin. Tu enfonces ton pouce dans ma chatte et la lèche de nouveau, avec douceur. Mon dos se cambre sous le désir. Je m’abandonne, les yeux fermés, haletante. Ton doigt dans ma chaleur et ta bouche qui suce ma chatte juteuse comme un fruit tropical ouvrent à chaque instant un peu plus mes cuisses. « J’ai envie de toi », te dis-je. « Envie de te sentir au fond de moi. Viens, prends-moi ». Je défais ta ceinture, enlève ton jean. Dans le boxer bleu et blanc, ta queue fait une belle bosse que j’embrasse avec reconnaissance. Je te renifle à travers le tissu et presse ta queue entre mes lèvres. Je baisse ton boxer. Ta queue est fine et longue, vraiment longue. Je veux te sucer mais tu me retiens. Tu dis que as envie de plonger en moi, tout de suite.
Ton gland chaud est tout contre mon trou, maintenant. Mes lèvres sont comme deux pétales ouverts sur ma fleur de désir. Il te suffirait d'appuyer légèrement pour t'enfoncer dans mon vagin. Je me tends vers toi. "Pas tout de suite", tu chuchotes. Tu fais durer le plaisir, moi j'ai du mal à retarder ce moment dont je rêve depuis des mois : celui où un homme me remplira de sa chair douce et chaude. Je frotte mon clitoris contre ta queue dure, ce qui me fait mouiller encore plus. Mainteanant c'es toi qui n'y tiens plus et je sens le renflement de ton frein qui s’enfonce doucement dans ma chatte. Tu fais quelques va et vient lentement et puis, tu t’enfonces tout au fond de moi. Maintenant ta queue glisse rapidement dans mon vagin béant et tes couilles frappent mon périnée. Ta queue bute au fond de mon vagin et ça me fait un peu mal. Je n’ose pas te le dire, j’ai envie de toi et j’aime qu’on me prenne violemment. Ta queue est longue, en effet, ou alors je suis peu profonde, je ne sais pas. Un mélange des deux, peut-être. Au dessus de moi, tu as les yeux fermés, tout à ton plaisir. Tu dis que tu me sens bien et que tu aimes ma chatte. Tu t’immobilises au fond de moi et bouges le bassin, en rond, frottant ton pubis contre mon clitoris. Mes jambes commencent à trembler contre tes flancs et je jouis. Tu te retires, plonge deux doigts dans ma chatte et les suce avec délectation. Voir le plaisir d’un homme à me goûter me lance des décharges dans les reins et je suis hyper excitée, maintenant. Tu te laisses glisser à genoux au bord du lit, me fait asseoir au bord et m’empale sur ta queue. Ma chatte fait des bruits d’éponge mouillée. Tu t’extasies de l’abondance de ma cyprine et caresses mes seins, secoués par la violence des à-coups alors que je glisse le long de ton sexe avec délice. Pendant de longues minutes, je glisse sur ta queue, je la fais presque sortir de mon vagin avant de m’empaler de nouveau dessus. Comme c’est bon de retrouver ce bonheur inouï d’être rempli d’un homme ! De mes aisselles et de l’intérieur de mes cuisses montent un bouquet d’odeurs musquées et fortes. Soudain, tu te retires et ta queue crache sur mon ventre des jets de foutre transparent. De la paume de la main, j’étale ton sperme visqueux et abondant sur mon ventre et mes seins et le mêle à nos sueurs mélangées. Tu t’es affalé sur moi et je soupire bruyamment du bonheur de sentir ton sexe se ramollir entre mes cuisses moites. Ton torse est collé à mon buste badigeonné de ton sperme. Je caresse tes fesses. Tu embrasses tendrement ma bouche entrouverte, mon cou rougi par ta barbe de trois jours, mes cheveux trempés de sueur et nous nous endormons, paisibles.
15:26 Publié dans Quand je baise | Lien permanent | Commentaires (6) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note




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Commentaires
Me trompé-je ou ton titre est-il un clin d'œil aux Doors ?
Ecrit par : Comme une image | 30.08.2008
@ CUI,
Tu te trompes, mais j'aime beaucoup cette chanson :)
Et sinon, tu as aimé la note ?
Ecrit par : Bourgeon | 31.08.2008
Je te lis (presque) religieusement. Oui, j'aime bien cette note, les autres aussi, il y a une grande cohérence des textes, dans le style (de l'écriture) et au sein de ce que j'appellerai pompeusement « l'unité phantasmatique ».
Comme tu envoyais gentiment bouler un commentateur alléché (on le comprend) par la femme au clavier, il vaut mieux effectivement ne pas te rencontrer : tu donnes ici trop de clefs sur ce que tu attends d'un homme, cela nuirait à la spontanéité des échanges !
Ecrit par : Comme une image | 31.08.2008
@ CUI,
Je réfléchis à ta conclusion ... Tu crois ?
Après tout, je ne crois pas attendre quelque chose d'un homme, il y a ce que j'aime, ce que j'aime moins et ce que je n'aime pas du tout, mais je crois profondément (et j'attends) qu'un homme pourrait encore me faire dépasser mes limites.
Et puis, réf. à la "spontanéité des échanges", dans le sexe, est-ce un problème que l'autre ait une idée de ce qu'on aime ?
Dernière chose : tu pourrais me rencontrer sans savoir que je suis Bourgeon tant l'image que je donne de moi diffère de la crudité de mes propos ici ;)
Ecrit par : Bourgeon | 01.09.2008
Je sais qu'on ne me croit pas totalement quand je dis ça (d'ailleurs moi-même je ne suis pas sûr de me croire tout à fait) mais quand je rencontre une femme, c'est d'abord l'être humain que je veux découvrir (et non la femelle). Autrement dit, je ne rencontre pas une femme « pour la sauter », je rencontre une femme pour faire sa connaissance et si nous avons ensuite l'envie commune d'une connaissance plus biblique, c'est tant mieux.
Je ne connais qu'à travers de tes écrits érotico-pornographiques, tu n'es dans mon esprit qu'une créature fantasmatique (comme je le disais dans ma petite pub sur ton bup dans mon billet, que l'auteur de ces textes soit une femme ou un homme, après tout, peu importe, ce qui me plaît ici ce sont les mots et les situations ; c'est plus excitant d'imaginer que c'est bien une femme qui écrit – c'est ce que je fais, donc ! – mais qu'est-ce que ça change si je ne te rencontre pas ? rien !).
Je te confirme que je pourrais tout à fait te rencontrer sans savoir que tu écrits ces textes. Ni toi ni moi n'avons écrit sur le front « j'aime les crudités » (encore que quand on mange 5 fruits et légumes par jour, notre santé rayonne sur nos visages, non ?). Mais je te retourne la question : serais-tu à l'aise en te présentant à un rendez-vous sous ton identité de Miss Hide-Bourgeon, Docteur Jekyll ?
Ecrit par : Comme une image | 01.09.2008
@ CUI,
Je confirme, j'aime les crudités, surtout les carottes (ça fait les cuisses roses, disait ma grand-mère)
;)
Et je répond sincèrement :
Sans doute, non, mais qui sait ? Car après tout, où est la part de fantasme, où est la part de réel, hein ?
Ecrit par : Bourgeon | 01.09.2008
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