10.04.2008

Hakim

J’entre dans le wagon-bar. Sur la gauche, 2 hommes bruns, typés, genre « jeunes de banlieue ». Je croise le regard d’un des 2 qui semble surpris par mon apparition. Mmmm ! Qu’il est beau ! Tandis que je m’éloigne, je sens son regard qui détaille mes fesses charnues mises en valeur par la fine laine  verte de ma robe préférée, mes longues jambes musclées perchées sur les escarpins couleur camel. Quand, ayant trouvé un espace libre près de la fenêtre, je me retourne pour m’y asseoir, il me regarde toujours.

Quelques minutes plus tard, lui et son ami se sont rapprochés. Ils sont en face de nous. Je papote avec Pascal qui leur tourne le dos et ne semble pas avoir remarqué mes coups d’œil derrière son épaule. Le beau brun est négligemment accoudé contre le rebord et me lance des sourires irrésistibles, auxquels je réponds un peu timidement. Je ne le fais pas exprès, mais je passe souvent pour une timide au premier abord. Je le détaille aussi discrètement que possible car il n’arrête pas de me regarder. De taille moyenne, fin, il porte un blouson, un jean et des baskets de ville. J’imagine ses odeurs d’homme, le plat de son torse, ses cuisses dures. J’ai besoin d’un peu de temps pour passer de l’indifférence à l’allumage caractérisé. Il faut m’apprivoiser et il s’agit de me manifester de l’intérêt avec assez de délicatesse pour ne pas que je me sente comme un bout de viande sur pattes.

J’ai une surprise pour Pascal, je nous ai acheté un petit pique-nique aux saveurs orientales, il est ravi.  Me serre dans ses bras et m’embrasse dans le cou, heureux de partir avec sa copine en week-end. Il ne faudrait pas que l’objet de mon attention s’imagine que nous sommes un couple.

Me sachant observée, je recueille la pâte de sésame sur le pain sans levain et l’enfourne dans ma bouche en léchant mes lèvres avec un sourire. Je me lèche goulûment les doigts, l’air de rien, sachant qu’il me regarde. Oui, je suis une gourmande. Nourriture ou sexe, je n’en laisse pas une miette. Goûter un met, comme un homme, met tous mes sens en éveil. Je hume, savoure la texture crémeuse, l’écrase sur ma langue, la mélange à ma salive et laisse glisser le tout au fond de ma gorge.

Son ami commence à plaisanter avec moi. Il est sympa mais bien moins sexy. Pas de garde. En retrait, son ami continue à me fixer de ses prunelles noires. Ses yeux ourlés de noir sont chauds et troublants. Il a un sourire magnifique. Je lui donne la trentaine. J’apprends de son ami qu’ils vont dans le Sud pour le week-end. Comme je l’avais deviné, mon bel hidalgo est oriental. Il porte le prénom viril d’un de mes ex-amis, danseur.

Discrètement, j’alerte Pascal, amateur de jolis garçons, sur la sensualité d'Hakim. Il se retourne et acquiesce. Nous discutons et plaisantons. Je fais quelques allers-retours aux toilettes, et à chaque fois, je sens le regard inquisiteur d'Hakim sur ma silhouette. Maintenant, je le fixe dans les yeux, et mes sourires, tout aussi chaleureux, sont plus graves.  

45 minutes avant l’arrivée en gare, ils nous proposent d’essayer de trouver des places assises. Nous nous asseyons sur des marches en contrebas. J’essaie de m’asseoir sans trop dévoiler l’intérieur de mes cuisses mais ce n’est pas évident avec une robe aussi courte. Hakim, face à moi, ne détourne pas le regard et fixe mes longues jambes. Son ami a entrepris de me séduire et je me désole que Pascal soit entré en conversation avec Hakim. Nous nous jetons de longs reagrds dépités. Et puis, à un moment, mon interlocuteur et Pascal s’éloigne pour aller chercher à boire. Hakim s’approche de moi et plante ses yeux noirs dans les miens. « J’ai envie de te toucher depuis que tu es entrée dans ce wagon », dit-il. Je fixe ses lèvres ourlées. Je dois répondre quelque chose mais je me sens stupide. Pourtant, j’en meurs d’envie moi aussi, de glisser mes mains sous son pull, qu’il relève ma robe et pose ses mains délicates sur ma peau. Je ne dis rien et attire sa bouche vers la mienne. Ses lèvres sont d’une douceur incroyable, je les lèche et les mordille doucement avant de l’embrasser. Ma langue s’introduit dans sa bouche avec frénésie. Il me prend la main et souffle « Viens » en m’entraînant dans les toilettes exigus. Nous refermons vite le battant.

Je pourrais passer des heures à l’embrasser, les yeux ouverts pour ne rien perdre de l’intensité des siens, mais déjà je sens l’envie de lui ruisseler dans la dentelle du boxer que je porte. Il soulève ma robe, effleurant mes bas et la peau nue en haut de mes cuisses, la remonte jusqu’à ma taille. Sa main se plaque sur mon ventre frémissant et glisse doucement entre la peau et le tissu pour s’emparer de mon triangle. Quand son majeur se pose sur mon clitoris, je ne peux retenir un cri. Il s’immisce entre mes lèvres soyeuses. La tension est insoutenable et me contracte violemment.  « Mmmm, tu es épilée ! Quelle douceur ! » Mon souffle est court et saccadé, j’ai du mal à respirer, tenaillée par le désir qui me submerge. Je voudrais être écartelée devant lui pour qu’il puisse me posséder. Je sens le rouge me monter aux joues. Lui a toujours ce sourire bienveillant sur moi. Je palpe la proéminence de sa queue sous le jean et la devine volumineuse. D’une main autoritaire, nerveuse, je détache son lourd ceinturon et défait lentement les boutons de son jean. Quand celui glisse lentement, je découvre son caleçon mouillé de la bave de son sexe dressé. Je pose ma paume sur son gland et l’enserre dans ma main. Nous restons quelques instants ainsi, toujours à nous sourire du bonheur de sentir nos sexes palpiter dans nos mains. Je baisse son caleçon. Sa queue est magnifiquement impressionnante. Je crache dans ma main et commence à le branler doucement. Il gémit et essaie de trouver un appui dans l’espace inconfortable. Ma bouche affamée prend vite le relais sur son sexe doux et chaud. Je laisse glisser ma langue pointue sur sa hampe gonflée avant d’engloutir son gland. J’alterne les baisers sur sa queue glorieuse et le suce avec délectation. Ma salive est abondante, autant que la cyprine qui baigne mon sexe prisonnier de sa main, et mes lèvres glissent aisément sur sa queue lubrifiée jusqu’à l’avaler tout entière. Il a fermé les yeux maintenant et gémit, tendu vers moi. Tout à coup, avec précipitation, il me soulève et me pose sur le rebord étroit du lavabo d’inox.

Il se glisse entre mes jambes que j’ai déjà ouvertes, enfile un préservatif très vite et me pénètre d’un coup, jusqu’au fond, en me regardant dans les yeux. Cette fois, nous avons crié ensemble. Il me laboure rageusement, je sens le robinet dans mon dos et le rebord sous mes fesses mais le plaisir est plus fort que la douleur. Nous baisons vite et sauvagement, il me tient fermement et plaquée contre le miroir, m’empale sur sa queue. Je jouis plusieurs fois. Sa voix rauque chuchote que je suis bonne et que ça l’excite de voir mon sexe béant mouillé à ce point. Les yeux fermés, je murmure « J’ai eu envie que tu me baises dès que je t’ai vu, Hakim. ». Il m’embrasse et au moment où nos langues se mêlent, ses coups de boutoir s’accélèrent, me faisant gémir dans sa bouche. Son haleine est un peu sucrée, il embrasse divinement bien, sa langue s’enroule autour de la mienne et ne me lâche pas. Et tout à coup, il jouit. Sa queue se contracte plusieurs fois à l’intérieur de mon vagin, le rythme de son bassin a ralenti, il exhale sa jouissance de ma chatte. Il reste encore quelques instants entre mes cuisses chaudes, contre moi. Nous reprenons notre souffle. Je lui dis qu’il m’a fait jouir comme une malade.

Dans la cabine, nous échangeons nos numéros de téléphone  et nous embrassons. Ses gestes sont tendres, il me rhabille avec douceur, effleurant une dernière fois ma chatte en feu. Il habite à deux pas d’un endroit que je fréquente souvent.

Quand nous ouvrons la porte des toilettes, Pascal et l’ami d'Hakim nous jette un coup d’œil amusé. Je reste rêveuse pendant les cinq minutes qui restent avant notre arrivée. Au moment où le train s’immobilise sur la quai, Hakim me prend par la taille, me plaque contre lui et m’embrasse passionnément. Mes jambes flageolent quand je pose le pied sur le quai glacial.