02.02.2008
Hamam
Le froid et l'absence de caresses a exacerbé, ces dernières semaines, une sensualité à fleur de peau. Désir d'être nue, regardée, effleurée. Sentir la chaleur dilater les pores de ma peau, doucement, et m'enfoncer dans une moiteur apaisante. Admirer la beauté du corps des femmes, courbes, plis, cheveux et toisons. Enduire mon corps de savon noir, sentir l'eau brûlante de la douche ruisseler dans les moindres replis, lui offrir mon visage soumis à sa délicieuse caresse, y rester une éternité, alanguie. Alterner le chaud et le froid, et sentir mon épiderme réagir, la pointe de mes seins tantôt moelleuse et dilatée, tantôt dure. M'étendre sous les mains autoritaires de la gommeuse, et la laisser me frotter, comme un nourrisson bienheureux.
Dès la porte vitrée franchie, nous sommes dans un univers interdit au regard des hommes. Ambiance harem, de rires et de peaux nues, décomplexées ou pas.
Après un rapide rincage, nous entrons dans la première pièce et nous asseyons dans une douce chaleur. Trois jeunes filles, juste arrivées, s'enduisent déjà de savon noir. L'une d'elles, une belle orientale, a une poitrine magnifique, opulente et lourde. Je l'admire à la dérobée. Après une dizaine de minutes, nous nous allongeons sur une des dalles chaudes de la pièce principale. L'air est bruissant de chuchotements et de rires. Je ferme les yeux mais mon amie a envie de parler. Elle a des soucis. Je l'écoute en observant avec envie les jeunes femmes nues qui se massent mutuellement. Blondes, brunes, minces, girondes, blanches ou mates, voire brûlées aux UV, elles sont belles et leurs cheveux mouillés, relevés, révèlent une nuque ou une pellicule de rosée s'est déposée. Comme j'aimerais que l'une d'elles passent les mains sur mon dos ...
A côté de nous, la seule femme entièrement nue de la salle. Magnifique. De petits seins, des épaules dessinées, une taille fine, un turban dans les cheveux. Elle nous parle et nous offre une orange, dont je savoure le jus frais et désaltérant dans ma bouche. Quand elle se lève, je découvre avec surprise qu'elle est très large du bas. Je regrette un instant que mon amie soit présente, si elle n'était pas là, j'aurais demandé à ma voisine de me gommer le dos. Me serais peut-être laissée aller à quelques caresses sensuellles, selon son bon vouloir. Je repense à un ami qui me raconte ses séances coquines de sauna. Ca me fait souvent rêver. J'aimerais aller dans un hamam libertin, mais ou, et avec qui ? Aucune de mes amies, à ma connaissance. Un pote ? Oui, tiens, pourquoi pas celui-là, justement ?
14:25 Publié dans Rêve ou réalité ? | Lien permanent | Commentaires (5) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note



