10.12.2011

Domina

J'ai des envies de domination. La promesse de menottes, gode destiné à des orifices jusque là inconnus, talons aiguille et porte-jarretelles, promesse avortée, hélas, m'a laissée sur ma faim.
Je voudrais rencontrer un homme qui m'aimerait et se laisserait soumettre.

25.11.2011

Quelques constats hâtifs

Un documentaire conforte quelques expériences vécues :

- la taille du clitoris serait proportionnelle au taux de testostérone. Le mien, sous l'excitation, atteint un volume impressionnant. Tout s'explique.

- une femme éprouve plusieurs orgasmes par la simple pensée, tandis que plusieurs personnes constatent les pics sur un écran. Je me souviens avec émotion de cette soirée où, nue à quatre pattes sur un lit, il m'avait suffi de t'imaginer derrière moi pour jouir. Une jouissance lente et  douce. Quand je te l'ai raconté au téléphone, tu ne m'as pas crue. Tu avais tort. 

- plusieurs femmes, expertes en la matière, éjaculent en direct devant un public médusé. Ca aussi, j'ai connu. Ca ne m'est arrivé qu'une fois dans ma vie. Assise sur un homme, dans l'escalier d'un immeuble, c'était au tout début de ma vie sexuelle. J'ai cru que je m'étais pissé dessus de plaisir, ce qui n'était, somme toute, pas très surprenant étant donné l'intensité de mes orgasmes avec lui. Il avait fait une grimace en découvrant la flaque sur le sol. Ce n'est qu'il y a quelques années que j'ai compris que j'avais expérimenté l'éjaculation féminine. J'ai senti cette même vague me traverser tout le corps jusqu'aux cheveux, il y a quelques années, mais il s'est interrompu et m'a interrompue. Dommage, j'y étais presque et je sais que lui aurait savouré cette expression de ma jouissance.

Visiblement, je fais partie de ces femmes qui sont très vite et très fortement excitées. L'autre jour, j'en parlais avec une amie à la sensibilité similaire. Nous avons constaté que cette chance nous valait d'être assaillies par des hommes souvent persuadés que les préliminaires sont inutiles. D'un doigt, ils vérifient que nous sommes prêtes et hop ! pénétration. Sexe souvent bâclé ou en tout cas, pas aussi long que nous l'aimerions, nous qui savourons tant les jeux préliminaires.

"Ce n'est pas parce que je suis prête physiquement que je le suis mentalement" a conclu ma copine. Vas faire comprendre ça à un homme. Ils se privent d'un sacré feu d'artifice, ces couillons.

Cet hiver promet d'être calme niveau cul. Je pense que je vais exploiter mes soirées seules sous la couette à explorer mon vagin et ses multiples possibilités. On n'est jamais mieux servi que par soi-même, paraît-il. Quelle désolation.

24.08.2011

Correspondance

Tu m'as écrit que tu aimais te faire sodomiser par les femmes. Depuis, je n'arrête pas de m'imaginer affublée d'un gode ceinture. J'en ai parlé à un ami très intime, il a avalé sa salive. Après tout, c'est bien lui qui me répète sans cesse que je suis une dominatrice qui s'ignore. A suivre.

Tu m'as demandé si j'avais des sextoys, j'ai répondu par l'affirmative. Je pourrais déjà commencer par te faire goûter à mon gode double-tête. Tu m'as envoyé la photo d'une paire de boules de geisha. A suivre.

Tu m'as confié aimé l'humiliation, la douleur. Là-dessus, je jette l'éponge. Je n'aime que jouer à faire semblant de se faire mal. Je ne supporte pas l'humiliation, ni pour moi, ni pour l'autre.

En tout cas, jusqu'ici les nuits avec toi sont chargées de tendresse et d'émotion. Tu me fais l'amour comme si j'étais une déesse, tu me contemples, me caresses. Nous glissons l'un contre l'autre, l'un dans l'autre, nous effleurons, nous câlinons. C'est très troublant, ça me renvoie des années en arrière, quand je ne baisais pas mais que je faisais l'amour. Je regrette l'intensité que je ressentais dans les bras de Malik. Je t'ai dit que j'aimerais que tu m'attaches, que tu me bandes les yeux. Tu as répondu que tu aimerais lécher mes aisselles.

En bon fétichiste, tu aimes les bas. Dans un tiroir, j'ai trois guêpières dans leur papier de soie, jamais portées. J'ai hâte de les mettre pour toi. Je me prends à rêver que je me promène dans les rues en guêpières et bas sans culotte. Tu veux tailler ma toison. A suivre. J'ai le sentiment qu'on va beaucoup s'amuser tous les deux.

Cette nuit, j'ai ressenti une émotion très forte quand après t'avoir fait jouir en te prenant dans ma bouche - Dieu que j'aime te sucer, ta queue est très belle et tes couilles toutes lisses -, tu m'as pénétrée, les yeux dans les yeux. C'était très fort et pourtant je n'ai pas eu le temps de jouir. Toi tu as joui entre mes cuisses,les mains sous mon dos, me surélevant le bassin et puis juste au moment où, en levrette, je t'ai demandé de me mettre un doigt. Ça t'a achevé, tu n'as même pas eu le temps d'exaucer ma prière. Ensuite tu es resté longtemps sur mon ventre, la tête entre mes seins. J'ai caressé tes cheveux, embrassé ton front.

Mon téléphone a sonné deux fois hier quand j'étais avec toi. C'était mon autre amant. Il est venu cet après-midi. Il était étrangement câlin.

Nous avons fait l'amour une première fois, et sa bouche m'a fait jouir, comme à chaque fois ou presque. Il s'est endormi, longtemps, je l'ai laissé se reposer et puis, un peu plus tard, quand il a commencé à remuer, je suis allée le rejoindre. Je me suis lovée contre lui, certaine qu'il se lèverait très vite, en retard, et qu'il partirait précipitamment mais il m'a prise dans ses bras.

Nous avons parlé, de lui, de ses projets et puis de nous deux, pour la première fois. Il a libéré mon sein gauche qui ne demandait que ça et a commencé à me chauffer. J'ai baissé son caleçon et posé mon visage sur son pubis. Il sentait bon. J'ai humé l'odeur de son corps endormi dans la chaleur de mon lit. Je l'ai sucé avec beaucoup de douceur. Il a commencé à me faire l'amour. Et il s'est passé quelque chose de très embarrassant pour moi, de l'ordre de ce que Comme une image avait raconté ici un jour, une partie de baise où sperme, cyprine, sang et excréments s'étaient mêlés. J'ai eu honte et peur de sa réaction mais il a été très rassurant. Il a pris une douche et j'ai caressé ses fesses, longtemps. J'aime beaucoup les fesses de mes amants. Elles sont douces, fermes ou souples, très émouvantes. Ma relation avec cet homme est très forte. Très particulière. Mon ami intime a raison. Je ne suis pas amoureuse de lui mais je l'aime. Depuis longtemps et très fort.

Depuis que je l'ai laissé me sodomiser, une seule fois, il est beaucoup plus tendre. Depuis ce jour-là, il me pénètre parfois sans préservatif et en enfile un au moment où ça devient critique. S'il me fait un enfant je le garderai.